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Ben, de son vrai nom
Benjamin Vautier, est un artiste français
d'origine suisse, né le 18 juillet 1935 à Naples
en Italie.
Connu, entre autres, pour ses slogans manuscrits
en lettres blanches sur fond noir, (on pensera
alors à Mouna, passé d'une vie de restaurateur à
celle de saltimbanque, quand Ben décide de
transformer son magasin de disque de Nice en
oeuvre d'art (collection du Centre Pompidou).
Ben n'a jamais cessé de répéter "Si j'ai réussi,
c'est parce que j'ai copié les autres". Ben
définit lui-même son art comme un « un art
d'appropriation », déclarant : Je cherche
systématiquement à signer tout ce qui ne l'a pas
été. Je crois que l'art est dans l'intention et
qu'il suffit de signer. Je signe donc : les
trous, les boîtes mystères, les coups de pied,
Dieu, les poules, etc. Je vais être très jaloux
de Manzoni qui signe la merde et qui me volera
l'idée des sculptures vivantes.
Une de ses créations, présentée dans une
exposition d'art contemporain, se composait d'un
chapeau melon suspendu à un câble depuis le
plafond et accompagné d'une petite pancarte dans
son style, écriture blanche sur fond noir : «
Essayez le. De toute façon, vous êtes ridicule
». Cette création est voisine d'une autre de
Yoko Ono qui lui avait fait rencontrer John
Lennon.
À la fin des années 1950, il ouvre à Nice une
petite boutique dont il décore la façade d'une
accumulation d'objets hétéroclites et dans
laquelle il vend des disques d'occasion. Proche
d'Yves Klein et séduit par le nouveau réalisme,
il développe l'idée que « l'art doit être
nouveau et apporter un choc ».
Au début des années 1960, il rejoint le groupe
Fluxus et publie de nombreux textes.
Ben, qui commence alors à s'exposer sur la
promenade des Anglais (Nice) en 1962, avec
notement sa performance "Regardez-moi cela
suffit".
Au début des années 1980, il crée, en réaction
au minimalisme et à l'Art conceptuel, la
Figuration Libre, mouvement d'art figuratif
caractérisé, notamment, par l'absence du respect
de règles classiques, l'utilisation de matériaux
hétéroclites et de couleurs discordantes.
Toujours à la recherche de la vérité, et
pourfendeur du sérieux excessif et de la frime
en matière d'art, Ben est également un fervent
partisan de l'ethnisme et du nationalisme
occitan de François Fontan depuis de nombreuses
années.
Un de ses mérites est de dévoiler sans
complaisance dans ses billets (Dans ArtJonction,
dans ses expos ou sur son site web) la face
cachée du monde feutré de l'art contemporain et
des agissements des personnalités
institutionnelles, galeristes, etc.
En 2004 et 2005, il a dessiné quelques-uns des
timbres-poste semi-permanents français (« Ceci
est une invitation », « Un grand merci »).
Ben a aussi publié plusieurs recueils poétiques,
dans l'esprit de la Beat Generation, où
s'exprime le même « naturel anti-sérieux » que
l'on trouve dans son œuvre plastique. Il a
également participé à la rédaction de La Clef,
atlas ethno-linguistique notamment rédigé par
des membres et sympathisants, comme Ben, du
Parti Nationaliste Occitan.
En même temps, Ben n'hésite pas à vendre ses
talents à l'industrie des produits dérivés
notamment pour des séries de cahiers, trousses,
classeurs, etc. vendus en grandes surfaces.
Sa patte familière, le lettrage à la main, blanc
sur fond noir, tend ainsi à devenir un « signe
publicitaire » comme n'importe quel logo.
Voir
ses œuvres en vente sur aresarts.com
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